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À LA UNE
Comment la fiabilité du diagnostic dépend du prélèvement amiante
27 mars 2026

Comment la fiabilité du diagnostic dépend du prélèvement amiante

Comprendre l’enjeu du prélèvement d’amiante Dans le secteur du bâtiment, la gestion de l’amiante représente un impératif aussi bien pour la santé publique que pour les aspects légaux. Les prélèvements effectués dans le cadre d’un diagnostic amiante jouent un rôle fondamental pour prévenir l’exposition à ce matériau et sécuriser les transactions immobilières. À travers cet article, nous allons explorer pourquoi la qualité du prélèvement est décisive dans la précision du diagnostic, et comment les règles en vigueur encadrent cette étape. Nature et objectifs du prélèvement amiante Un prélèvement d’amiante consiste à extraire un morceau de matériau susceptible de contenir cette substance dangereuse, dans le respect de procédures strictes pour éviter toute contamination. L’échantillon ainsi collecté sera ensuite analysé en laboratoire, ce qui permet de vérifier de manière scientifique si de l’amiante est présent ou non. La liste A englobe des matériaux pour lesquels il faut impérativement procéder à une analyse si aucune preuve ou étiquetage fiable n’existe. La liste B regroupe des produits nécessitant une expertise approfondie, bien qu’un contrôle par analyse reste conseillé. Méthodes et protocoles pour un prélèvement fiable La précision du diagnostic dépend en grande partie de la façon dont l’échantillon est prélevé. Les professionnels certifiés interviennent à l’aide d’outils spécifiques pour recueillir un morceau représentatif du matériau à analyser, tout en prenant soin de respecter les consignes visant à limiter la propagation de fibres. Le respect des protocoles est essentiel, car la moindre négligence peut fausser le résultat. Au laboratoire, les analyses s’appuient généralement sur des techniques avancées telles que la microscopie, permettant l’identification précise de l’amiante et de son type. Documents justificatifs et identification sur site Pour certifier l’absence ou la présence d’amiante, plusieurs éléments peuvent être utilisés : L’échantillonnage suivi d’une analyse reste la preuve la plus fiable si aucun document authentique n’existe. Un document certifié attestant de la composition du produit peut également être pris en compte. Un marquage visible sur le matériau, comme la mention AT pour la présence d’amiante ou NT pour son absence, peut suffire selon la réglementation. Si aucune de ces preuves n’existe, notamment pour les matériaux listés en catégorie A, la réalisation d’un prélèvement devient obligatoire. Les risques d’erreur et leurs conséquences L’interprétation de l’état des matériaux par l’opérateur peut entraîner des incertitudes, particulièrement pour les produits en fibres-ciment de la liste B. Il n’est pas rare que des désaccords surgissent, certains diagnostics réalisés à l’œil nu pouvant se révéler inexacts après analyse. Une enquête nationale a démontré qu’une part non négligeable de matériaux déclarés positifs à l’amiante lors d’une expertise visuelle ne comportaient en réalité aucune trace de cette fibre après analyse en laboratoire. Des erreurs dans le diagnostic peuvent mener à des procédures judiciaires coûteuses. À titre d’exemple, la Cour d’appel de Besançon a récemment eu à statuer sur le cas d’un cabinet de diagnostic ayant déclaré à tort la présence d’amiante, entraînant des travaux inutiles pour le client. Conclusion : garantir la fiabilité par un prélèvement rigoureux S’assurer du bon déroulement du prélèvement est la clé d’un diagnostic amiante fiable. En l’absence de preuve documentaire ou d’étiquetage, seule une analyse de laboratoire apporte la certitude nécessaire. Les professionnels doivent donc maîtriser les méthodes de prélèvement et respecter la réglementation afin de protéger à la fois les personnes concernées et leur propre responsabilité. Un diagnostic reposant sur un prélèvement sérieux est la meilleure garantie contre les risques financiers, juridiques et sanitaires liés à l’amiante.

Sécuriser ses démarches immobilières avec l’annuaire du ministère
23 février 2026

Sécuriser ses démarches immobilières avec l’annuaire du ministère

L’importance de choisir un diagnostiqueur certifié La réalisation de diagnostics immobiliers est une étape incontournable lors de la vente ou de la location d'un bien. Ces diagnostics visent à protéger les occupants et à garantir la transparence de la transaction. Pourtant, il n'est pas toujours simple de s’assurer du sérieux du professionnel sélectionné. C’est pourquoi il est essentiel de faire appel à un diagnostiqueur certifié. Un outil officiel : l’annuaire du ministère Pour accompagner les particuliers et les professionnels dans ce choix, le ministère de la Transition écologique a mis en place un annuaire officiel des diagnostiqueurs immobiliers certifiés, accessible en ligne à l’adresse suivante : https://diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr/ Cet annuaire dresse la liste des diagnostiqueurs en activité disposant des certifications requises pour réaliser l’ensemble des diagnostics réglementaires. Il permet de vérifier, en quelques clics, que le professionnel choisi figure bien parmi les diagnostiqueurs agréés par l’État. Les résultats de recherche sont régulièrement mis à jour, garantissant l’exactitude des informations affichées. Comment utiliser l’annuaire pour sécuriser ses démarches ? Pour s’assurer de la fiabilité d’un diagnostiqueur, il suffit d’entrer son nom ou le nom de son entreprise sur la plateforme. En quelques instants, vous obtenez des renseignements précis sur sa situation professionnelle, ses qualifications et la validité de ses certifications. Chaque fiche de diagnostiqueur affiche les domaines d’intervention couverts, les dates de validité et les organismes certificateurs. En faisant cette vérification préalable, vous réduisez les risques de fraude, d’erreur ou de litiges ultérieurs, tout en respectant la législation en vigueur. Les atouts de l’annuaire du ministère Accès gratuit et immédiat à l’information Données fiables, officiellement validées Sélection facilitée pour les particuliers comme pour les professionnels En conclusion, consulter l’annuaire du ministère de la Transition écologique est une démarche simple, rapide et sécurisante pour tous ceux qui souhaitent réussir leurs opérations immobilières dans le respect des règles et en toute sérénité.

Energie et immobilier : l’impact du nouveau DPE 2026
22 janvier 2026

Energie et immobilier : l’impact du nouveau DPE 2026

Une transformation majeure du diagnostic énergétique À partir du 1er janvier 2026, le diagnostic de performance énergétique, mieux connu sous l’acronyme DPE, va connaître un bouleversement important qui concernera l’ensemble du secteur immobilier en France. Cette révision réglementaire vise à améliorer l’efficacité énergétique et à renforcer la transparence lors des transactions immobilières, en particulier pour les logements chauffés à l’électricité et les immeubles collectifs. Réduction du coefficient de conversion électrique : une évolution marquante Parmi les principaux changements, la modification du coefficient de conversion de l’électricité constitue la grande nouveauté. À compter de l’arrivée de la réforme, ce coefficient passera de 2,3 à 1,9. Cette valeur, qui sert de base au calcul de l’empreinte énergétique d’un logement, s’aligne désormais davantage avec les normes européennes. Cette adaptation aura un impact direct et significatif sur la classification énergétique des biens concernés. Un grand nombre d’appartements et maisons chauffés à l’électricité vont bénéficier d’un classement amélioré, ce qui favorisera leur attractivité sur le marché immobilier. Près de 850 000 logements équipés de chauffage électrique pourraient sortir de la catégorie des passoires thermiques, facilitant ainsi leur vente ou leur location. Cette modification s’appliquera automatiquement à tous les nouveaux DPE réalisés à partir de 2026. Toutefois, les diagnostics établis entre juillet 2021 et janvier 2025 demeureront valables, à condition d’y ajouter une attestation officielle délivrée spécifiquement pour ce changement. Pour obtenir une attestation adaptée à ces évolutions, il est possible de faire une demande auprès de l’ADEME, ce qui permet de conserver une conformité réglementaire sans devoir refaire tout le diagnostic. Extension du DPE collectif : une nouvelle contrainte pour les copropriétés Outre la révision du mode de calcul, la nouvelle réglementation prévoit l’obligation de réaliser un diagnostic énergétique collectif pour toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille, dès 2026. Cette obligation, qui portait jusque-là sur certaines catégories d’immeubles, s’étend désormais à l’ensemble du parc collectif. Depuis 2024, les immeubles en monopropriété sont également concernés. Cette mesure vise à offrir une vision complète de la consommation énergétique de chaque immeuble, tout en stimulant la rénovation des bâtiments anciens. Les conseils syndicaux et les gestionnaires devront organiser ces diagnostics, avec la possibilité d’obtenir des recommandations ciblées pour optimiser les performances énergétiques des bâtiments. Pourquoi s’adapter à ces changements dès maintenant ? En informant de façon plus précise les acheteurs et locataires, le nouveau DPE renforcera la confiance lors des transactions immobilières, tout en valorisant les biens performants. Les acteurs du marché capables d’intégrer dès maintenant ces nouveautés bénéficieront d’un avantage concurrentiel, tant pour la rapidité des ventes que pour la conformité de leurs dossiers. Propriétaires, agents et gestionnaires pourront s’appuyer sur des experts certifiés afin de réaliser les diagnostics et d’obtenir les attestations nécessaires, limitant ainsi les risques de litiges futurs. La réforme du DPE prévue pour 2026 marque une étape déterminante dans la politique de rénovation énergétique et dans l’évolution des normes immobilières. Pour s’assurer de la conformité de leurs biens et éviter tout obstacle lors d’une transaction, il est fortement conseillé d’anticiper ces obligations, notamment en récupérant les attestations adéquates auprès de l’ADEME.

Erp : nouveauté 2025 avec l’obligation légale de débroussaillement
19 décembre 2025

Erp : nouveauté 2025 avec l’obligation légale de débroussaillement

Une année 2025 marquée par des changements majeurs dans l’immobilier L’année 2025 a vu le secteur du diagnostic immobilier évoluer sous l’impulsion de plusieurs textes réglementaires récents. Parmi les évolutions notables, la prise en compte de l’Obligation Légale de Débroussaillement (OLD) dans les Etats des Risques et Pollutions (ERP) figure en bonne place, aux côtés de modifications importantes concernant la performance énergétique des bâtiments. Attestation ERP : intégration de l’obligation légale de débroussaillement Depuis 2025, tous les ERP doivent désormais mentionner la nouvelle obligation de débroussailler les terrains exposés au risque d’incendie, en particulier dans les zones boisées ou à proximité de forêts. Cette exigence vise à réduire les menaces pour les biens et les personnes en imposant davantage de vigilance aux propriétaires. Ils doivent ainsi assurer l’entretien régulier de leurs parcelles pour limiter la propagation d’un feu éventuel. En verrouillant cette information dans les documents de transactions, la loi renforce la conscience et la responsabilité des vendeurs, acquéreurs et bailleurs sur le sujet sensible de la prévention incendie. Ce qu’il faut également retenir sur les diagnostics immobiliers en 2025 Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) conserve une validité de dix ans, mais 2025 marque l’expiration définitive des DPE réalisés avant juillet 2021. Seuls ceux effectués selon les méthodes actuelles sont désormais acceptés lors des ventes et locations. L’obligation de DPE s’étend désormais aux logements meublés de tourisme. Désormais, lors d’une demande d’autorisation en mairie, il faudra attester que le bien remplit des critères énergétiques. Jusqu’à 2034, seuls les biens allant de la classe A à E sont louables ; à partir de cette date, seuls ceux classés de A à D pourront l’être. L’audit énergétique devient systématique pour les logements individuels ou immeubles en monopropriété classés E, rejoignant ainsi les règles déjà appliquées aux classes F et G. Cet audit, valable cinq ans, vient renforcer la démarche de rénovation énergétique. Les syndics n’échappent pas aux nouveautés, avec la généralisation du DPE collectif à toutes les copropriétés de 50 lots ou plus et à tous les immeubles en monopropriété. Cette extension permet de mieux planifier les travaux nécessaires. Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) est imposé à un nombre plus large de copropriétés, portant une attention particulière à la prévention des dégradations, notamment énergétiques. Des impacts concrets pour les professionnels de l’immobilier Les professionnels sont confrontés à la nécessité d’être toujours mieux informés des évolutions réglementaires et de fournir un accompagnement réactif à leurs clients, vendeurs et acquéreurs. Des diagnostics conformes et actualisés accélèrent les signatures et protègent les parties sur le plan juridique. La rigueur dans la constitution des dossiers est devenue indispensable au vu du contexte législatif très encadré. 2025, une étape clé pour la sécurité et la performance du parc immobilier Entre la montée en puissance du DPE, l’élargissement du champ des audits énergétiques et la prise en compte de l’Obligation Légale de Débroussaillement dans l’ERP, l’année 2025 restera un jalon fort dans la modernisation du diagnostic immobilier. Ces évolutions obligent les acteurs du secteur à développer leurs connaissances et à rester attentifs aux prochains changements pour accompagner efficacement leurs clients.